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La Foi

ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE, UNE, SAINTE ET APOSTOLIQUE

Défendre la foi catholique pour la gloire de Dieu
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Réfutations des objections les plus courantes contre le Sédévacantisme

 

Objection 1 : Comme l’a dit le Christ, les portes de l’Enfer ne prévaudront pas contre Son Eglise (Mt. 16). Il a dit qu’Il serait avec Son Eglise tous les jours jusqu’à la fin du monde (Mt. 28). Ce que vous dites est contraire aux promesses du Christ.

Réfutation : Non, l’indéfectibilité (la promesse du Christ qu’Il sera toujours avec Son Eglise, et que les portes de l’enfer ne prévaudront pas contre elle) signifie que jusqu’à la fin des temps, l’Eglise restera essentiellement ce qu’elle est. L’indéfectibilité de l’Eglise requiert qu’au moins un petit reste de l’Eglise existera jusqu’à la fin du monde, et qu’un vrai pape n’enseignera jamais autoritairement l’erreur à l’Eglise toute entière. Elle n’exclut pas des antipapes se faisant passer pour papes (comme c’est arrivé très souvent dans le passé, même à Rome), ni que dans les derniers jours, une secte de contrefaçon réduise à un petit reste les adhérents de la véritable Eglise catholique. C’est précisément ce qui est prédit de se passer dans les derniers jours et ce qui s’est déjà passé durant la crise arienne.

Objection 2 : Quelle-est votre autorité pour faire ces jugements ? Votre utilisation des déclarations dogmatiques est de l’interprétation privée.

Réfutation : L’autorité d’un catholique pour déterminer que les hérétiques ne sont pas membres de l’Eglise est le dogme catholique, qui nous enseigne que ceux qui s’écartent de la Foi sont considérés comme étrangers à l’Eglise.

Pape Léon XIII, Satis Cognitum ; 29 juin 1896 : « Telle a été toujours la coutume de l'Eglise, appuyée par le jugement unanime des saints Pères, lesquels ont toujours regardé comme exclu de la communion catholique ET HORS DE L'EGLISE QUICONQUE SE SEPARE LE MOINS DU MONDE DE LA DOCTRINE ENSEIGNEE PAR LE MAGISTERE AUTHENTIQUE. » [1]

Objection 3 : Vous ne pouvez pas savoir si quelqu'un est hérétique, ou le dénoncer comme tel, sans un procès et une sentence déclaratoire.

Réfutation : Pas tant que ça. La sentence déclaratoire qui suit une excommunication automatique n’est qu’une reconnaissance légale de quelque chose qui existe déjà. Si c’était vrai, l'excommunication automatique n'aurait pas de sens.

Code de Droit Canonique de 1917, can.2314: « Tous les apostats de la foi chrétienne, tous les hérétiques ou schismatiques et chacun d'eux : 1) Encourent par le fait même une excommunication... » [2]

La personne excommuniée est déjà séparée de l'Eglise. La plupart des hérétiques sont reconnus être hérétiques sans un procès ou sentence déclaratoire, et ils doivent être dénoncés comme tels.

Objection 4 : Et au sujet de l’hérésie matérielle ? Les papes Vatican II ne peuvent-ils pas être uniquement des hérétiques matériels ?

Réfutation : Un hérétique ‘matériel’ est un catholique errant de bonne foi à propos d’une question dogmatique. Les antipapes Vatican II sont sans aucun doute de véritables hérétiques. Ils ne peuvent pas être des hérétiques matériels (des catholiques commettant une erreur, de bonne foi) pour plusieurs raisons ; la plus importante de ces raisons étant : 1) ils ne tiennent pas les mystères essentielles de la Foi ; 2) ils rejettent des dogmes évidents dont ils sont pleinement conscients.

Objection 5 : L’Eglise ne peut pas exister sans un pape, ou du moins elle ne peut pas exister 40 ans sans un pape, comme le disent les sédévacantistes...

Réfutation : L’Eglise a existé pendant des années sans un pape, et cela se produit chaque fois qu’un pape meurt. L’Eglise a fait l’expérience de l’interrègne (c.-à-d. une période sans pape) plus de 200 fois durant son histoire. Le plus long interrègne papal (avant l’apostasie Vatican II) s’est déroulé entre le pape St Marcellin (296-304) et le pape St Marcel (308-309). Il a duré plus de trois ans et demi [3]. Les théologiens enseignent par ailleurs que l’Eglise peut même exister des décennies sans un pape.

Objection 6 : Les définitions de Vatican I sur la perpétuité de la fonction papale contredisent ce qu’affirment les sédévacantistes.

Réfutation : Les dogmes de Vatican I ne contredisent pas une vacance du Siège papal ; en fait, ce sont seulement ceux qui rejettent les antipapes Vatican II qui peuvent constamment accepter ces dogmes papaux, puisque Benoît XVI les rejette absolument.

Objection 7 : Personne ne peut juger le Saint-Siège … de ce fait les papes Vatican II sont de vrais papes.

Réfutation : D’abord, il faut que les gens comprennent ce que signifie l’enseignement ‘personne ne peut juger le Saint-Siège’. Ceci vient de l’Eglise primitive. Dans l’Eglise primitive, lorsqu’un évêque était accusé d’un crime, il y avait parfois un procès présidé par d’autres évêques ou par un patriarche de plus grande autorité. Ces évêques se faisaient donc les juges de l’évêque accusé. Néanmoins, l’Evêque de Rome étant l’évêque suprême dans l’Eglise, il ne peut être soumis à aucun procès par d’autres évêques ou par d’autres gens.

Pape St Nicolas Ier, épître (8), Proposueramus quidem ; année 865 : « … Le juge ne sera jugé ni par l'empereur, ni par tout le clergé, ni par les rois, ni par le peuple ... ‘Le premier Siège ne sera jugé par personne’. » [4]

Voilà donc ce que signifie ‘personne ne peut juger le Saint-Siège’. Ceci ne se réfère pas au fait de reconnaître comme non pape véritable un hérétique manifeste prétendant être le pape.

Objection 8 : St Robert Bellarmin a dit qu’on ne peut pas déposer un pape, mais qu’on peut licitement lui résister. Les sédévacantistes jugent, punissent et déposent le pape…

St Robert Bellarmin, De Romano Pontifice, Livre II, chap. 29 : « De même qu'il est licite de résister au Pontife qui attaque le corps, de même il est licite de résister celui qui attaque les âmes ou détruit l'ordre civil ou, surtout, qui essaie de détruire l’Eglise. Je dis qu’il est licite de lui résister en ne faisant pas ce qu’il ordonne et en entravant l’exécution de sa volonté. Il n’est cependant pas licite de le juger, de le punir ou de le déposer. »

Réfutation : Beaucoup de ceux qui croient que Benoît XVI est le pape, mais rejettent les actions officielles de son ‘Eglise’, tel que Vatican II, tentent de voir une justification de leur fausse position dans ce passage de St Robert Bellarmin. En fait, ce passage est l’une des pièces à conviction les plus communément utilisées par ceux voulant réfuter la position sédévacantiste. Malheureusement, ce passage a été complètement déformé et mal appliqué. [Comparez avec chap. 30 de De Romano Pontifice]

Objection 9 : Le pape Libère a cédé face aux hérétiques ariens et excommunié St Athanase, il est pourtant resté le pape…

Réfutation : Ce n’est pas vrai que le pape Libère ait cédé face aux ariens, signé le moindre document arien, ou même excommunié St Athanase. Le pape Libère fut un ardent défenseur de la vérité durant la crise arienne, mais son retour d’exil donna à certains l’idée qu’il avait compromis, alors qu’en fait il n’avait pas compromis. Citons le pape Pie IX :

Pape Pie IX, Quartus Supra ; 6 janv. 1873, sur les fausses accusations : « Et auparavant, les Ariens accusèrent faussement Libère, Notre autre prédécesseur, auprès de l’Empereur Constantin, au motif que Libère avait refusé de condamner saint Athanase, Évêque d’Alexandrie, et refusé de soutenir leur hérésie. » [5]

Objection 10 : Le pape Pie XII a déclaré, dans Vacantis Apostolicae Sedis, qu’un cardinal pouvait être élu pape, quelle que soit l’excommunication qui le frappait

Pape Pie XII, Vacantis Apostolicae Sedis ; 8 déc. 1945 : « Aucun des cardinaux ne peut en aucune manière, ou sous prétexte de toute excommunication, suspens, ou interdit que ce soit, ou de tout autre empêchement ecclésiastique, être exclu dans l’élection active et passive du souverain pontife. Nous suspendons par la présente de telles censures uniquement pour les fins de ladite élection ; elles demeureront en vigueur en d’autres temps. (AAS 38 [1946], p.76). » [6]

Réfutation : : Comme nous l’avons déjà montré, c’est un dogme que 1) les hérétiques ne sont pas des membres de l’Eglise ; et 2) qu’un pape est la tête de l’Eglise. C’est donc un fait dogmatique qu’un hérétique ne peut pas être la tête de l’Eglise, puisqu’il n’en est pas membre.

Alors que veut signifier le pape Pie XII dans Vacantis Apostolicae Sedis ? Tout d’abord, il faut comprendre que l’excommunication peut être encourue pour plusieurs choses. Historiquement, les excommunications étaient distinguées par les termes majeure et mineure. Les excommunications majeures étaient encourues pour hérésie et schisme (péchés contre la foi) et certains autres péchés majeurs. Ceux qui recevaient l’excommunication majeure pour hérésie n’étaient pas membres de l’Eglise (comme nous venons de le prouver en longueur). En revanche, l’excommunication mineure ne retirait pas quelqu’un de l’Eglise, mais interdisait quelqu’un de participer à la vie sacramentelle de l’Eglise.

Objection 11 : Quelle importance si François est pape ou non ? La question ne me concerne pas.

Réfutation : S’il n’y a pas d’importance que François est pape ou non, alors le non-catholicisme de la Secte Vatican II n’a pas d’importance, la Nouvelle Messe n’a pas d’importance, et ainsi de suite. On ne peut pas séparer l’un de l’autre. Vous ne pouvez pas séparer le pape de l’Eglise. De plus, maintenir que François est la tête de l’Eglise catholique, c’est affirmer que les portes de l’Enfer ont prévalu contre elle.

Par ailleurs, reconnaître obstinément François comme le pape, c’est pécher contre la Foi ; car c’est affirmer que cet homme a la vraie Foi alors qu’en fait c’est un hérétique manifeste ayant apostasié contre celle-ci. Enfin, reconnaître François et les autres antipapes Vatican II comme de vrais papes, c’est scandaliser les non-catholiques ; c’est se montrer incapable de présenter la Foi de façon constante à un non-catholique.

Objection 12 : Comment toute l’Eglise et tous les cardinaux pourraient-ils reconnaître un antipape, comme dans le cas de Jean XXIII (1958-1963) ?

Réfutation : Le pape Paul IV a déclaré que les catholiques ne pouvaient pas accepter un prétendant hérétique, même si tous lui rendaient l’acte d’obédience – indiquant, par une telle déclaration, la possibilité que tous rendent l’acte d’obédience à un tel antipape.

Objection 13 : Jean XXII était un hérétique, qui fut même dénoncé par le cardinal Orsini comme un hérétique, mais il est quand même demeuré le pape.

Réfutation : Jean XXII n’était pas un hérétique, et son règne ne prouve en rien que les hérétiques puissent être des papes. En réalité, le pape Jean XXII n’était pas un hérétique. La position de Jean XXII selon laquelle les âmes des justes disparus ne voient pas la vision béatifique jusqu’au Jugement général n’était pas un sujet ayant été spécifiquement défini comme un dogme. Cette définition s’est produite deux ans après la mort de Jean XXII, par le pape Benoît XII dans Benedictus Deus. [7]

Objection 14 : Le Pape Honorius a été condamné pour hérésie par un concile général après sa mort, mais l’Eglise ne le considère pas comme ayant cessé d’être pape, bien qu’il ait été accusé d’hérésie durant son règne.

Réfutation : Comme nous l’avons déjà vu, c’est un fait dogmatique qu’un hérétique ne peut pas être le pape, puisque c’est un dogme infailliblement défini qu’un hérétique n’est pas un membre de l’Eglise catholique.

Le cas du pape Honorius ne prouve pas qu’un hérétique puisse être le pape. En condamnant comme hérétique le pape Honorius après sa mort,le Troisième Concile de Constantinople n’a fait aucune déclaration – et l’Eglise non plus – qu’il demeura pape jusqu’à sa mort.

Objection 15 : L’Eglise et sa hiérarchie seront toujours visibles. Si l’Eglise Vatican II n’est pas la véritable Eglise catholique, alors l’Eglise et sa hiérarchie ne sont plus visibles.

Réfutation : : 1) Les gens méconnaissent ce en quoi consiste la visibilité de l’Eglise ; 2) la Secte Vatican II ne peut pas être l’Eglise visible du Christ ; et 3) la Secte Vatican II renie précisément cet enseignement de la visibilité de l’Eglise.

Personne ne nie que l’Eglise catholique puisse cesser d’exister dans tous les pays du monde à l’exception d’un seul. La visibilité de l’Eglise n’exige pas qu’on aperçoive les fidèles ou la hiérarchie dans chaque emplacement géographique du globe. Cela n’a jamais été le cas. La visibilité de l’Eglise signifie simplement de vrais fidèles catholiques professant externellement l’unique vraie religion, même s’ils sont réduits à un très petit nombre. Ces fidèles qui professent extérieurement la seule vraie religion demeureront toujours l’Eglise visible du Christ, même si leurs rangs sont réduits à n’être qu’une poignée.

Objection 16 : Les papes Vatican II n’ont pas enseigné d’hérésie manifeste, parce que leurs déclarations sont ambiguës et demandent à être commentées.

Réfutation : D’abord, comme nous l’avons déjà vu, il y a beaucoup d’exemples d’hérésies manifestes de la part des antipapes postconciliaires qui ne requièrent aucune explication ou commentaire. Deuxièmement, l’autorité papale nous enseigne que certaines hérésies requièrent une explication, une analyse et une étude approfondies pour qu’elles soient découvertes et condamnées.

Objection 17 : Les Codes de droit canonique de 1917 et 1983 enseignent tous deux qu’une déclaration s’impose pour que quelqu’un perde sa fonction à cause de l’hérésie.

Réfutation : Ce n’est tout simplement pas vrai. Le Code de 1983 de l’antipape Jean-Paul II, hérétique et invalide, affirme dans son canon 194 § 3, qu’une telle déclaration est nécessaire. Mais le Code de 1917 ne l’affirme pas. Le canon parallèle au canon 194 du Code de 1917 est le canon 188. Le canon 188 du Code de 1917 ne contient pas une telle disposition, mais déclare simplement qu’un clerc qui ‘apostasie publiquement la foi catholique’ (188 § 4) perd sa fonction par le fait même, ‘sans aucune déclaration’.

Objection 18 : Le Concile de Constance a condamné l’idée qu’un hérétique cesserait d’être le pape.

Erreurs de Jan Hus: « 20. Si le pape est mauvais, et surtout s'il est réprouvé, il est, comme Judas l'Iscariote, un diable, un voleur et un fils de perdition, et non la tête de la sainte Eglise militante puisqu'il n'en est même pas membre. » [8] - Condamnée.

Réfutation : Non, le Concile de Constance n’a pas du tout condamné l’idée qu’un hérétique cesserait d’être le pape. C’est un grave malentendu de ce que dit cet article 20. Comme nous l’avons clairement vu ci-dessus, le Concile a condamné quelque chose de significativement différent. Il a condamné l’article disant qu’un homme mauvais cesserait d’être la tête de l’Eglise, puisqu’il n’en est pas membre. L’article de l’hérétique Hus affirme à juste titre que celui qui n’est pas membre de l’Eglise ne peut pas être la tête de l’Eglise, mais il tombe dans le malheur en déclarant que le pape cesse d’en être membre s’il est ‘mauvais’.

Objection 19 : La Déclaration Commune avec les luthériens n’est pas hérésie manifeste, parce que Jean-Paul II et Benoît XVI ne l’ont pas signée.

Réfutation : La Déclaration commune avec les luthériens prouve en soi que les ‘papes’ Vatican II sont des antipapes non-catholiques. Le fait que Jean-Paul II et Benoît XVI n’aient ni écrit ni signé le document est totalement hors-sujet. Ils l’ont tous deux approuvé publiquement et à de nombreuses reprises, en plus d’être d’accord avec.

Il n’y a pas de raison pour ne pas accepter la position sédévacantiste

 


Notes :

[1] Léon XIII, Lettres apostoliques de S.S. Léon XIII, encycliques, brefs, etc. (Ed.1893), Hachette livre / BnF, Paris, 1893-1904, T. 5, p.23.

[2] Grégoire XVI, Lettres apostoliques de Pie IX, Grégoire XVI, Pie VII, encycliques, brefs, etc. ( Ed.1898 ), Hachette livre, Paris, 1898, p. 205.

[3] N.D. Kelly, Dictionnaire des papes, Brepols, 1994, p. 44.
Denzinger, B. Herder Book. Co., nn° 351. 51-52e Warren H. Carroll, A History of Christendom, Christendom Press, Front Royal, VA, 2000, Vol. 1 (The Founding of Christendom), p. 494

[4] Peter Hünermann, Heinrich Denzinger, Enchiridion Symbolorum, Symboles et définitions de la Foi catholique, 38e éd., Ed. française, Editions du Cerf, Paris, 2010, n° 638.

[5] Claudia Carlen, The Papal Encyclicals, The Pierian Press, Raleigh , 1990, Vol. 1 (1740-1878), p. 417, n° 6.

[6] Site Vatican, Textes fondamentaux, Acta Apostolicae Sedis, AAS 38, 1946, p. 76, n° 34.
http://www.vatican.va/archive/aas/documents/AAS%2038%20[1946]%20-%20ocr.pdf

[7] Denzinger, Ed. du Cerf, n° 1000.

[8] Denzinger, Ed. du Cerf, n° 1220.

 


Pour voir l’article complet de ces extraits, consultez le
chapitre 21 du livre La Vérité sur ce qui est réellement arrivé à l’Eglise Catholique après Vatican II - Partie I PDF

 

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